Nouvelles générales : Cette maladie fait rage au Québec et est en constante progression

Cette maladie fait rage au Québec et est en constante progression

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Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
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Selon de nouvelles données de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publiées mercredi, de plus en plus de patients souffrent de gonorrhée résistante aux antibiotiques au Québec.

La Presse a publié un article où il est mentionné que, sur les 1033 souches qui ont fait l'objet de tests en 2015 par le Laboratoire de santé publique du Québec, c'était près de la moitié qui résistaient à au moins un antibiotique. 

La gonorrhée, causée par la bactérie Neisseria gonorrhoeae, est une infection transmissible sexuellement. Toutefois, le directeur médical du Laboratoire de santé publique du Québec et infectiologue au CHU de Québec, le Dr Jean Longtin, a déploré à La Presse que cette affection soit «banalisée» au Québec et ailleurs. 

Les patients atteints peuvent ne présenter aucun symptôme. Toutefois, ils peuvent également souffrir de pertes vaginales anormales ou d'écoulements anormaux du pénis ou de l'anus, en plus de picotements ou de sensations de brûlure en urinant ou de douleurs aux testicules ou dans la région anale. Finalement, les gens souffrant de gonorrhée peuvent également ressentir des maux de gorge. En l'absence de traitement, la gonorrhée peut rendre infertile ou faire subir des douleurs chroniques au bas du ventre ou des infections aux testicules. 

«Elle n'est pas prise au sérieux. Et pourtant, c'est un réel problème. Notamment à cause de la résistance aux antibiotiques», a-t-il expliqué. La Presse a d'ailleurs publié les données du dernier Plan d'action en antibiorésistance américain, qui classait la maladie parmi les trois plus grandes menaces à travers le monde. 

Qu'en est-il au Québec? La gonnorhée serait en constante progression depuis 1997. Alors que 2319 cas étaient recensés en 2010, ce chiffre aurait grimpé à 3926 en 2015. Selon le Dr Longtin à La Presse, cette hausse serait principalement liée au fait que « les jeunes se protègent moins».

«La bactérie a toujours développé beaucoup de résistance. Depuis 30 ans, chaque antibiotique utilisé contre la gonorrhée a tour à tour dû être abandonné à cause d'une résistance croissante», a ajouté le Dr Longtin. Des médicaments autrefois utilisés pour traiter la gonorrhée, tels que la pénicilline et les tétracyclines, ont dû être remplacés. 

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Source: La Presse
Crédit Photo: Fotolia