Nouvelles générales : COVID-19: 170 spécialistes de la santé révèlent ce qu'ils acceptent ou refusent de faire pendant la crise

COVID-19: 170 spécialistes de la santé révèlent ce qu'ils acceptent ou refusent de faire pendant la crise

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales

Alors que le nombre de contaminations à la COVID-19 connait un certain rebond au Québec, des experts de la santé ont décidé de raconter ce qu'ils acceptent de faire pendant la crise sanitaire.

C'est Radio-Canada qui rapporte cette nouvelle qui va sans doute faire le tour de la province. En effet, au début du mois de juillet, la société d'État a questionné 170 spécialistes de la santé à propos de ce qu'ils acceptent de faire pendant la crise sanitaire. Parmi eux figurent des experts en épidémiologie, en maladies infectieuses ou encore en médecine d’urgence et de la santé publique. On y apprend notamment qu'une bonne partie est déjà allée chez le coiffeur où souper chez des amis alors qu'ils sont beaucoup à dire qu'ils attendront l'arrivée d'un vaccin pour pratiquer de nouveau un sport collectif comme le hockey.

Radio-Canada explique que certains d'entre eux refusent de faire des activités qui ont été pourtant autorisées par la santé publique comme aller au cinéma ou bien manger à l'intérieur d'un restaurant. Pour la Dre Nikita Pant Pai, chercheuse et professeure d'épidémiologie clinique à l'Université McGill, «c'est impossible d'ignorer le fait qu'on peut contracter la COVID-19 d'une personne asymptomatique. Même si vous portez un masque et respectez la distanciation, c'est complètement ridicule de penser que vous n'êtes pas vulnérable».

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Il y a aussi une certaine crainte de la part de ces experts de rencontrer en personne une nouvelle connaissance, souligne Radio-Canada. «Je ne serais pas à l’aise de rencontrer une nouvelle personne dans un petit bureau sans fenêtre, sans rien connaître d’elle et sans distanciation significative, et ça va rester le cas pendant des mois ou des années», confie Jack Siemiatycki, professeur de médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. Pour Petronela Ancuta, une figure bien connue de la recherche sur le VIH/SIDA à Montréal, «il faut trouver un juste équilibre entre la peur et la sensibilisation. Les maladies infectieuses existent. Elles ne datent pas d'hier, mais elles peuvent être graves».

Radio-Canada indique que la grande majorité de ces experts estiment que dans leurs quotidiens respectifs, ils adoptent des mesures sanitaires au moins aussi strictes que celles conseillées par la santé publique. La chaîne de télévision explique qu’une bonne partie d’entre eux auraient aimé que le port du masque soit obligatoire dans les lieux publics fermés et partiellement couverts dans l'ensemble du Québec bien avant le samedi 18 juillet. «Cette règle aurait dû être mise en place bien plus tôt dans la pandémie», estime la Dre Eva Suarthana, du centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

Source: Radio-Canada · Crédit Photo: Adobe Stock