Nouvelles générales : «Depuis le déconfinement, on est complètement oublié», le cri du coeur d'une aide-soignante

«Depuis le déconfinement, on est complètement oublié», le cri du coeur d'une aide-soignante

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Alors que les membres du personnel soignant sont en première ligne depuis le début de la crise sanitaire, certains d'entre eux n'auront pas le droit à la «prime Covid-19». Le témoignage d'une aide-soignante à ce sujet est en train de faire le tour du pays.

C'est BFM TV qui rapporte cette nouvelle qui a suscité une vive émotion aux quatre coins de l'hexagone. En effet, sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, Alissia Lohéac, une aide-soignante de 31 ans, a livré un témoignage poignant expliquant notamment qu'elle ne touchera pas la «prime Covid-19» alors qu'elle est mobilisée depuis le 11 avril jusqu'à la fin du mois de juin. La chaîne de télévision précise que c'est seulement les membres des personnels soignants des 40 départements les plus touchés qui pourront bénéficier d'une prime de 1500 euros s'ils étaient là du 1er mars au 30 avril. Les soignants des autres départements toucheront seulement 500 euros.

Une situation qui révolte Alissia Lohéac. «Je suis en colère parce que je suis venu en renfort et en fin de compte depuis le déconfinement on est complètement oublié. Par exemple, je n'ai aucune prise en charge pour mes aller-retour jusqu'à Thonon, pareil pour rentrer chez moi à Montpellier. En plus, la SNCF a augmenté le prix des billets donc ce n'est pas facile».

BFM TV raconte qu'elle s'est indignée également sur le fait que certaines personnes ont l'impression que déconfinement rime avec fin de crise sanitaire alors que pour elle, ce n'est pas du tout le cas. «Il y a encore des patients en réanimation, je suis encore en contact avec le covid, je suis encore considérée comme renfort et on est totalement oublié en fin de compte par ce gouvernement et par nos directeurs. On n’a aucune aide. Aujourd’hui, je suis fatiguée par rapport à ça au point que j’ai fait une demande de rupture conventionnelle avec mon directeur parce que j’en ai marre».

Pour elle, cela ne fait aucun doute que le personnel soignant n'est pas assez valorisé pour son travail. «Ce n'est pas un métier que l'on fait pour le salaire. On aime notre travail. Moi, j'ai commencé à 19 ans, aujourd'hui, j'en ai 31, je l'aime toujours autant, mais je suis fatiguée. Et ça joue même sur ma santé et sur ma vie personnelle. Et arrive un moment, c'est peut-être bête, mais je pense qu'il faut passer le relais et passer à autre chose». 

Des propos très touchants qui malheureusement reflètent la réalité de nombreux autres soignants selon elle. «On a juste envie d'être entendu et valorisé», déplore-t-elle. On vous laisse regarder ci-dessous le témoignage d'Alissia Lohéac lors de son interview avec Jean-Jacques Bourdin.

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Source: BFM TV · Crédit Photo: Capture d'écran vidéo Youtube