Nouvelles générales : Des Canadiens atteints d'un cancer gagnent le droit de consommer des champignons magiques

Des Canadiens atteints d'un cancer gagnent le droit de consommer des champignons magiques

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales

Laurie Brooks, une femme de 53 ans, a obtenu le droit légal de consommer des champignons magiques après plus de 100 jours d'attente.

Elle est l'une des quatre Canadiens atteints d'un cancer en phase terminale à avoir reçu l'approbation du gouvernement fédéral de consommer de la psilocybine - l'ingrédient actif des champignons magiques - même si cela est illégal depuis 1974.

« La psilocybine fait l’objet d’études pour évaluer la possibilité de l’utiliser pour traiter diverses affections comme l’anxiété, la dépression, le trouble obsessionnel-compulsif et la consommation problématique de drogues. Il est important de noter que, dans le cadre de ces études, on a administré des ingrédients actifs purifiés, c.-à-d. la psilocybine, dans des milieux sous supervision clinique. Il n’existe à l’heure actuelle aucun produit thérapeutique approuvé contenant de la psilocybine au Canada », peut-on lire sur le site du gouvernement. 

Mais la psilocybine s'est aussi révélée efficace pour soulager la détresse de fin de vie de certains patients. 

Laurie Brooks ne pensait jamais faire la défense de l'usage de drogues illégales, mais quand son médecin lui a appris que son cancer était revenu, elle s'est mis à faire de l'angoisse, elle était très en colère et elle n'arrivait plus à dormir. Elle a essayé la psilocybine, en suivant les conseils de son thérapeute, en octobre dernier. 

« J'ai pu voir mon cancer dans une boîte à côté de moi sur le sol au lieu de ce nuage noir suspendu au-dessus de moi tout le temps », a-t-elle expliqué à CBC News. 

Mais son expérience n'a pas été qu'agréable. Laurie Brooks a aussi dû faire face à d'intenses émotions négatives avant de trouver une certaine clarté. Il faut dire que la psilocybine peut provoquer des « bad trips» dont des hallucinations effrayantes et une paranoïa extrême.

Mais pour Laurie Brooks, cette expérience a fait toute la différence. Pendant ses 10 derniers mois de traitement, son cancer est resté dans une boîte métaphorique et elle ne croit pas qu'elle aura besoin de reprendre de la psilocybine dans un avenir rapproché. 

Source: CBC News · Crédit Photo: Adobe Stock