Nouvelles générales : Des chefs de police du Canada conseillent de décriminaliser les drogues.

Des chefs de police du Canada conseillent de décriminaliser les drogues.

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Selon ce qu'estiment les chefs de police du Canada, la meilleure façon de lutter contre la toxicomanie et les surdoses serait de procéder à la décriminalisation de la possession simple de drogues illicites.

Les personnes en possession d’une petite quantité de drogues illicites, pour leur consommation personnelle et non pour la revente n'auraient donc pas à faire l'objet d'une judiciarisation. L'amélioration de l'accès aux soins de santé, aux traitements et aux services sociaux, apparaît ainsi comme une meilleure solution par l'Association canadienne des chefs de police.

À cet effet, le chef de la Police de Vancouver, Adam Palmer, qui est président de l’association nationale, a déclaré: "Le Canada demeure aux prises avec la crise du Fentanyl et les sources de drogues empoisonnées qui ont ravagé nos collectivités et emporté la vie de milliers de personnes. [...] Nous recommandons que l’application de la loi cède sa place à une approche intégrée, axée sur la santé, et fondée sur des partenariats entre la police, le secteur des soins de la santé et les divers ordres gouvernementaux."

En plus d’améliorer la santé et la sécurité des individus qui consomment de la drogue, des mesures de déjudiciarisation permettraient de réduire le crime contre la propriété, les récidives et la demande pour les drogues dans les rues. Les chefs de police soutiennent d'ailleurs que les "efforts policiers et judiciaires doivent continuer à être dévoués au combat contre le crime organisé et à la perturbation du système d’approvisionnement en substances nuisibles dans nos communautés en ciblant le trafic de la drogue ainsi que la production et l’importation illégales de la drogue".

Enfin, le chef Palmer a admis qu'au cours des dernières années, le rôle des policiers avait "fondamentalement changé, pour favoriser la réduction des méfaits lors des interventions auprès des toxicomanes ou des individus qui souffrent de maladies mentales", tout en ajoutant que "Très souvent, les policiers sont le premier contact et sont les intervenants qui aideront à orienter les individus vers les services et soins appropriés".

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Source: La Presse · Crédit Photo: Capture d'écran