Des vaches en cavale causent la zizanie au nord de Trois-Rivières.

Elles ont causé beaucoup de dégâts.

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Voici probablement l'une des nouvelles les plus insolites de l'année. En effet, voilà qu'une vingtaine de vaches sont en train de semer la pagaille dans le secteur de Trois-Rivières.

Selon ce qu'a rapporté un reportage très surprenant du journal Le Nouvelliste, c'est à Saint-Barnabé, au nord de Trois-Rivières, qu'une vingtaine de vaches «sautent les clôtures comme des chevreuils».

La nouvelle peut évidemment sembler très amusante, mais comme l'ont fait remarquer plusieurs intervenants, ces vaches compliquent considérablement la vie des citoyens et des citoyennes.

À titre d'exemple, des cultivateurs ont découvert que les champs de soja avaient été piétinés, tandis que les têtes d'épis de maïs ont été mangées par les vaches vagabondes.

Pour le moment, certains observateurs ont indiqué que ces vaches pourraient avoir causé pour des dizaines de milliers de dollars en dommages divers.

Selon ce qu'a précisé un fermier, des voisins qui sont des éleveurs ont tenté de rassembler le troupeau de vaches vagabondes, mais comme celles-ci ont été en contact avec des coyotes et la vie sauvage, elles seraient devenues méfiantes et elles refuseraient ainsi de collaborer.

En ce qui concerne le propriétaire des vaches rebelles, ce dernier serait en fait dépassé par les événements, d'autant plus qu'il semble traverser une période difficile.

Les autorités municipales ont été sollicitées afin de régler cette situation et deux élus ont même tenté de capturer les bêtes, mais en vain.

Marie-Andrée Cadorette, qui est directrice générale de l'hôtel de ville de Saint-Sévère, a expliqué que les vaches sont arrivées dans le village lors des vacances de la construction.

Ce n'est qu'à l'automne que la ville a commencé à recevoir des signalements à cet effet, comme l'a expliqué le maire Jean-Yves St-Arnaud: «Quand on nous a appelés en octobre, c’est que là, elles se promenaient de plus en plus sur le chemin. Là on pouvait intervenir. Frappez une vache le soir à 50 km/h, il y a des grosses chances que vous y restiez.»

Crédit photo: Courtoisie

Pour sa part, la directrice générale a ajouté: «Puis on va se le dire, ça roule pas mal plus qu’à 50! C’est comme frapper un orignal. Avec le froid qui arrivait, les taures étaient de plus en plus proches des maisons privées, des fois elles étaient à côté des modules d’enfants dans la cour, elles traversent la rue... Nous, la dernière chose qu’on veut, c’est une maman qui nous appelle pour nous dire que son jeune de 16 ans a frappé une vache avec son Civic.»

Marie-André Cadorette a donc décidé de se tourner vers le ministère de l’Agriculture (MAPAQ) en tentant de bien illustrer la situation: «Je me suis dit que j’allais prendre le levier de la cruauté animale, puisque ces vaches-là n’ont plus rien à manger, s’abreuvent dans les ruisseaux, il y a des petits veaux là-dedans.»

Crédit photo: Courtoisie

La réponse du MAPAQ n'a malheureusement pas convaincu la directrice générale, puisqu'on lui a conseillé de demander l'aide du ministère de la Faune, puisque celui-ci possède des «fléchettes tranquillisantes».

Le ministère de la Faune a toutefois indiqué que les bovins ne sont pas des animaux sauvages et ainsi, on a donc invité la directrice générale à demander de l'aide auprès de la SPA. Or, une fois de plus, Marie-André Cadorette s'est retrouvée devant un cul-de-sac: «La SPA a ri un peu de moi. Ils m’ont dit "voyons donc! J’irai pas chercher 30 vaches! Ce n’est pas des animaux domestiques, c’est des animaux d’élevage... Appelez le MAPAQ!".»

Crédit photo: Courtoisie

Après plusieurs appels à diverses organisations, Marie-Andrée Cadorette a décidé de passer au «plan z» qui consistait à communiquer avec le Festival western de Saint-Tite afin de recruter de vrais cowboys.

Au grand soulagement de la directrice générale, l'organisation du festival s'est engagée à envoyer de grandes clôtures, en plus de fournir une équipe de cowboys. Marie-Andrée Cadorette a raconté: «Ils ont été vraiment aidants et proactifs. Je leur ai dit que le MAPAQ a trouvé ça ben loufoque, mais ils m’ont dit que dans l’Ouest canadien, ça se faisait tous les jours.»

Des cowboys sont finalement arrivés dans le village le 30 octobre. Lorsque l'opération a débuté, tout semblait aller comme sur des roulettes, or les vaches ont eu la brillante idée de se diriger vers les champs de maïs afin de se cacher.

Crédit photo: Courtoisie

Marie-Andrée Cadorette a précisé: «Il n’y avait plus rien à faire, on s’entend que le maïs était plus haut que les vaches. [...] Ils étaient vraiment déçus, ils pensaient être capables de les attraper. Ils nous ont proposé de revenir quand le maïs serait coupé... Mais depuis ce jour, le maïs a été coupé, mais elles ne sont plus ici.»

Des vaches ont finalement été aperçues à Yamachiche, plus au sud, mais des employés municipaux ont assuré que les bovins n'obstruaient pas la voie publique.

Quelle histoire...