Nouvelles générales : Elle dénonce son viol sur Tik Tok et se fait emprisonner pour «incitation à la débauche»

Elle dénonce son viol sur Tik Tok et se fait emprisonner pour «incitation à la débauche»

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Au moins six utilisatrices de Tik Tok ont été emprisonnées en Égypte alors que l'application connaît un grand succès, particulièrement auprès de 15 à 25 ans, partout dans le monde. 

Manar Samy a publié des vidéos où elle danse et chante sur des succès musicaux et ont l'a condamnée à trois ans de prison, mercredi, pour « incitation à la débauche ».

Cinq autres Égyptiennes ont été condamnées à deux ans de prison pour atteinte aux bonnes mœurs après avoir publié des vidéos sur Tik Tok. 

Haneen Hossam a été condamnée pour « appel à la prostitution » après avoir fait une vidéo annonçant à ses 1,3 million d'abonnés que les filles pouvaient gagner de l'argent en travaillant avec elle sur les réseaux sociaux. 

Mawada al-Adham a quant à elle été arrêté pour avoir fait des parodies. 

Menna Abdel-Aziz, 17 ans, a publié une vidéo d'elle le visage couvert de blessures, sur Tik Tok. Elle y affirmait avoir subi un viol collectif. Si les autorités ont reconnu l'existence de l'agression, ils ont tout de même procédé à l'arrestation de l'adolescente pour « promotion de la débauche ».

« Elle a commis des crimes […] Elle mérite d'être punie », a tranché le procureur général. L'organisation Egyptian Initiative for Personal Rights a demandé la libération de la jeune fille et qu'elle soit « considérée comme une victime de viol et une survivante ». Les six agresseurs de la jeune fille ont été arrêtés et accusés du même chef d'accusation. 

Un autre compte très suivi a publié des dizaines d'accusations d'agressions sexuelles sur les réseaux sociaux. Ces dénonciations ont mené à l'arrestation d'Ahmed Bassam Zaki, 22 ans, qui a avoué avoir agressé et fait chanter six jeunes filles dont une mineure. 

L'ONU a affirmé en 2013 que 99 % des Égyptiennes sont victimes de harcèlement, particulièrement dans les transports publics. 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi a ratifié la loi sur la cybercriminalité il y a deux ans, autorisation la surveillance des internautes et le blocage de certains site. Depuis son arrivée en pouvoir en 2014, les libertés ont été réduites en Égypte selon des groupes de défense de droits. 

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: Le Parisien · Crédit Photo: Manar Samy / Capture d'écran