Nouvelles générales : Elle passe 4 heures sous une «tente COVID» à l'hôpital de Saint-Eustache malgré un test négatif

Elle passe 4 heures sous une «tente COVID» à l'hôpital de Saint-Eustache malgré un test négatif

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Un jeune homme d'une vingtaine d'années a décidé de raconter l'expérience qu'il a vécue avec sa copine au sein d'une «tente Covid» mise en place par l'hôpital de Saint-Eustache. Un dispositif qui fait polémique alors que l'établissement est frappé par une éclosion de coronavirus.

C'est La Presse qui rapporte l'histoire de Maxime Poirier et de sa copine Noémie, âgés respectivement de 27 et 25 ans. Le couple a vécu une expérience traumatisante à l'hôpital de Saint-Eustache récemment. Alors que la jeune femme avait été admise mercredi dernier avec plus de 39 degrés de fièvre, elle a été placée dans une «tente Covid» où se trouvent les patients que l'on soupçonne d'avoir contracté la maladie. Bien qu'elle ait reçu un test négatif le jour même, elle a été contrainte de passer 4 heures dans cette «tente Covid».

«À l’Hôpital de Saint-Eustache, aussitôt que tu fais de la fièvre, peu importent tes symptômes, on t’envoie dans une "tente COVID". J’ai dit : "Voyons, ça n’a aucun sens! Elle a reçu un résultat négatif. Vous n’allez pas l’envoyer dans un endroit où il y a des cas de COVID-19!"», a raconté Maxime Poirier à La Presse. Ce dernier a été contraint d'y laisser sa copine et de quitter les lieux en raison des normes de santé publique. «À ce point-là, elle n’était pas assez forte pour marcher. Elle était en fauteuil roulant».

Alors qu'il était rentré chez lui, il va recevoir un appel de sa copine qui va l'inquiéter grandement, indique La Presse. «Je n’étais pas capable de comprendre ce qu’elle essayait de me dire. La seule chose que je comprenais, c’est qu’elle n’était pas capable de rester consciente et qu’elle n’avait pas d’aide. Donc, là, moi, évidemment, je suis descendu en panique à l’hôpital. Je ne comprenais pas exactement ce qui se passait». Ce qu'il va découvrir va profondément le marquer.

En effet, La Presse raconte qu'il a découvert sa copine assise dans un coin de la «tente Covid».«J’ai complètement pété une coche! Je suis resté là à peu près une heure et je suis reparti avec elle, vers minuit. Il y avait des gens âgés qui grelottaient de froid. De l’eau coulait dans la tente, et les gens étaient obligés de sortir pour aller dans une toilette chimique sous la pluie», déplore-t-il.

Face à un tel récit, La Presse s'est entretenue avec Myriam Sabourin, porte-parole du CISSS des Laurentides, au sujet de cette «tente Covid». «Les cas non urgents sont mis en attente, comme c’est le cas lorsque vous vous présentez à une salle d’urgence pour une autre raison. On appelle ça une zone tiède parce que ce sont des cas suspects de COVID-19 (...) C’est la première étape avant d’entrer aux urgences depuis la pandémie (...) C’est pour protéger à la fois les patients entre eux, pour protéger notre personnel et pour nous assurer que le virus ne fasse pas son entrée dans nos murs. Oui, ce sont des contraintes importantes, mais c’est requis pour assurer la santé et la sécurité des gens qui viennent dans nos installations».

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: La Presse · Crédit Photo: Adobe Stock