Nouvelles générales : Il part en croisade pour légaliser la chasse à l’écureuil au Québec

Il part en croisade pour légaliser la chasse à l’écureuil au Québec

Leur viande serait de grande qualité !

Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
Partager sur Facebook
789 789 Partages

Un étudiant et jeune chasseur cherche à obtenir la légalisation de la chasse à l’écureuil au Québec en plaidant que leur viande est extrêmement nutritive.

«On peut déjà chasser le lièvre, le lapin, la perdrix... mais je vois des écureuils partout et on ne peut pas les chasser !» plaide Martin Poirier en entrevue avec la journaliste de l’Agence QMI.

Étudiant en sciences politiques à l’Université de Montréal, il vient tout juste de lancer une pétition sur le site de l’Assemblée nationale pour que le gouvernement du Québec légalise la chasse à l’écureuil. Son projet est même soutenu par le député caquiste de Masson, Mathieu Lemay, qui se trouve être le porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière d’environnement, de développement durable, de faune et de parcs.

Martin Poirier affirme que cela permettrait aux amateurs de chasse de pratiquer leur passe-temps à un coût plus abordable.

«La chasse à l’orignal, au chevreuil ou à l’ours, ça prend beaucoup d’argent, de temps et de préparation, confie le jeune homme de 21 ans. Tandis que pour l’écureuil, je pourrais prendre ma petite carabine, faire 45 minutes de route et me faire une sortie de chasse d’une après-midi dans le bois.»

Originaire de Mascouche, il ne comprend pas l’interdiction de chasser ce petit gibier qui se reproduit à grande échelle et dont la viande est comestible.

«Au Royaume-Uni, l’écureuil est un mets de gourmet, justifie-t-il. Et aux États-Unis, il y a aussi beaucoup de grands restaurants qui le mettent à leur menu.»

Notons ici qu’au Canada, cinq provinces autorisent déjà la chasse à l’écureuil.

En Ontario, la limite est de cinq rongeurs tués par jour par personne, alors qu’aucune restriction quant au nombre n’existe au Manitoba, à l’Île-du-Prince-Édouard, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.

Côté alimentation, la microbiologiste alimentaire Hélène Thiboutot confirme à QMI que la viande d’écureuil est «tout à fait comestible», extrêmement protéinée et faible en gras.

«Évidemment, ça dépend toujours de ce que mange l’animal, précise la scientifique. Si vous me dites que vous avez abattu un écureuil dans votre ruelle, au coin de Sainte-Catherine, je n’en mangerai pas. Mais dans la nature sauvage, je n’aurais aucun problème.»

Elle ajoute que la chasse à l’écureuil serait probablement bénéfique pour l’«équilibre écologique».

«Plus il y a d’animaux présents par kilomètre carré, plus le risque de maladie est élevé puisque la nature va faire une certaine sélection naturelle, explique-t-elle. Au Québec, on n’a pas assez de coyotes ni de loups pour gérer la population d’écureuils, donc je peux comprendre qu’on veuille faire un certain élagage.»

Partager sur Facebook
789 789 Partages

Source: Agence QMI
Crédit Photo: Notre Planète