Nouvelles générales : La deuxième vague est à nos portes selon les experts et voici à quoi ils s'attendent pour les prochains mois

La deuxième vague est à nos portes selon les experts et voici à quoi ils s'attendent pour les prochains mois

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Radio-Canada a questionné 170 experts montréalais en épidémiologie, en médecine, en santé publique et en recherche médicale au début du mois de juillet sur une éventuelle deuxième vague. 

Les deux tiers d'entre eux jugent qu'une deuxième vague est « très probable » alors que le quart d'entre eux croient qu'une deuxième vague est « assez probable ». Par deuxième vague, Radio-Canada fait référence à une hausse soutenue du nombre de nouvelles contaminations. 

« Il faut comprendre qu'une deuxième vague n'est pas une chose bien définie qui se produit ou non. Aucune pandémie de maladie respiratoire ne s’est produite en une seule vague. Il y a toujours une transmission sur une base continue pendant un certain temps. Cela peut durer des mois, jusqu’à deux ans » a expliqué le Dr Cédric Yansouni, spécialiste des maladies infectieuses au Centre universitaire de santé McGill. 

Moins de 1 % des Canadiens auraient contracté la COVID-19 jusqu'à maintenant, selon les résultats d'analyses sanguines de 10 000 Canadiens (excluant le Québec). Cela rend donc aussi probable une éventuelle deuxième vague. 

D'après Radio-Canada, des indicateurs laissent croirent que le Québec serait peut-être en train de vivre sa deuxième vague actuellement. En effet, après un creux en juin, la moyenne du nombre de nouveaux cas quotidiens est remonté à plus de 150 en juillet. 

« Si on constate une hausse et que ça ne redescend pas dans les deux prochaines semaines, je dirais que nous sommes dans une deuxième vague », a affirmé Mark Goldberg, épidémiologiste environnemental et professeur à la faculté de médecine de l’Université McGill.

Le gouvernement du Québec assure que la propagation du virus est sous contrôle, soulignant notamment le faible taux d'hospitalisations et de décès, mais l'automne pourrait bien être différent. 

« On peut s’attendre à une hausse plus substantielle des infections et à une augmentation des hospitalisations d’ici la fin d’octobre et le début de novembre », a prédit Benoît Mâsse, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, dans un échange de courriels avec Radio-Canada. 

Plusieurs experts s'attendaient à une baisse des cas avec l'été, comme pour la grippe ou le rhume, mais ce n'est pas du tout ce qui se produit dans le monde, notamment aux États-Unis. 

Quelles mesures devraient être mises de l'avant par le gouvernement du Québec advenant une deuxième vague selon les experts interrogés? Les réponses les plus populaires étaient de rendre le port du masque obligatoire (ce qui est déjà fait pour les lieux publics fermés), la fermeture ciblée de lieux d'éclosions et d'activités non essentielles, le reconfinement généralisé, l'augmentation des tests et des enquêtes, ainsi que la protection des groupes vulnérables, dont les travailleurs de la santé, tout en épargnant les enfants.

« Si nous n’arrivons pas à mettre en place des mesures adéquates pour mieux protéger les groupes les plus vulnérables, il y a des raisons de croire qu’on verra un grand nombre de victimes, possiblement comparable à ce qu’on a vu dans la première vague », a déclaré le Dr Brian White-Guay.

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Source: Radio Canada · Crédit Photo: Adobe Stock