Nouvelles générales : La pandémie pourrait avoir des effets pires que la crise du verglas sur les nouveau-nés

La pandémie pourrait avoir des effets pires que la crise du verglas sur les nouveau-nés

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Au Québec, des scientifiques sont à la recherche de 5 000 femmes pour réaliser une étude sur les effets de la pandémie sur les nouveau-nés. La chercheuse qui dirige ce projet estimé qu'elle pourrait avoir des effets pires que la crise du verglas.

C'est La Presse qui rapporte cette nouvelle qui va intéresser les femmes en pleine grossesse. En effet, des scientifiques sont à la recherche de 5000 femmes pour réaliser une étude sur les effets de la pandémie sur les nouveau-nés. Un projet qui a notamment été initié par la Dre Susan King, chercheuse à l'université McGill. C'est elle qui avait piloté le « Projet Verglas », une étude similaire, mais qui concernait les effets de la crise du verglas de 1998 sur les nouveau-nés.

L'objectif est d'identifier les principaux facteurs susceptibles de causer le stress et l’anxiété, explique La Presse. Pour la Dre Anick Bérard, chercheuse au centre de recherche du CHU Sainte-Justine et professeure à la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal, les effets de la crise sanitaire sur les nouveau-nés pourraient être pires que ceux de la crise du verglas. « Je pense que l’effet de l’actuelle pandémie va être plus grand que celui de la crise du verglas (...) On fait face actuellement à une menace plus diffuse, à un virus invisible, contre lequel il n’existe pas de vaccin et très peu de médicaments efficaces. On ignore quand tout rentrera dans l’ordre, et il y a un élément de contagion qui ajoute à l’anxiété ».

Crédit photo: Adobe Stock

La Presse indique que cette étude, nommée «Conception», a été lancée le 23 juin dernier et que 1700 femmes ont été pour le moment recruter pour prendre part à cette étude. L'objectif est d'en recruter 5000. Pas besoin de venir du Québec pour participer, le quotidien précise que des femmes du Canada, des États-Unis, d'Europe, de Chine et même des Émirats arabes unis ont été recrutées. « Nous recrutons par les réseaux sociaux et nous sommes sur toutes les plateformes : Twitter, Facebook, Instagram, LinkedIn (...) On a besoin de tout le monde », souligne le Dre Anick Bérard.

Il suffit d'avoir 18 ans et d'être enceinte pour pouvoir participer à cette étude qui suivra les mères et leurs bébés respectifs pendant une période d'au moins 5 ans. Des données qui pourraient être utiles en cas de seconde vague. « Si on se rend compte qu’on a un haut taux d’anxiété, de stress ou de dépression chez les mères, c’est de l’information qu’on pourrait utiliser pour renseigner nos décideurs et les hôpitaux quant au suivi médical dès la deuxième vague de COVID-19 ». D'ailleurs, le quotidien indique que les scientifiques espèrent obtenir des résultats préliminaires cet automne.

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Source: La Presse · Crédit Photo: Adobe Stock