Nouvelles générales : Laissez les jeunes se contaminer entre eux: la proposition-choc d'un médecin

Laissez les jeunes se contaminer entre eux: la proposition-choc d'un médecin

Une idée qui fait polémique.

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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L'interview du professeur Caumes avec Le Parisien ce dimanche, où il propose de laisser les jeunes se contaminer entre eux, a généré de nombreuses réactions de certains de ses confrères qui fustigent cette stratégie qui pourrait avoir des conséquences terribles selon eux.

C'est LCI qui rapporte cette nouvelle qui est en train de faire le tour du pays. En effet, ce dimanche en France a été marqué principalement par la proposition du professeur Caumes, infectiologue à la Pitié Salpétrière, pour renforcer l'immunité collective face au coronavirus. «Ce n'est peut-être pas politiquement correct, mais je pense de plus en plus qu'il faut laisser les jeunes se contaminer entre eux à condition qu'ils ne voient pas leurs parents et leurs grands-parents (...) En le laissant se contaminer, ils participeront à l'immunité collective et elle sera plus importante à la rentrée, dans les écoles et les universités», détaille-t-il dans les colonnes du quotidien Le Parisien.

Laisser les jeunes se contaminer entre eux pour lutter contre le coronavirus? Une stratégie qui serait «catastrophique», selon l'épidémiologiste Catherine Hill qui s'est exprimée sur question au micro de LCI. «D'une part, les jeunes ne vivent pas sur une planète isolée. Ils interagissent avec des personnes plus âgées. Ils travaillent, ils font leurs courses avec des gens plus âgés, ils vont dans les bars et le barman n'est pas forcément jeune. D'autre part, l'immunité collective nécessiterait que les 2/3 de la population aient rencontré le virus. Or, pour l'instant, on en est autour de 10 % et si on rajoutait tous les jeunes, cela ne suffirait pas. Oublions cette histoire: très mauvaise idée, irréaliste».

Même son de cloche du côté de l'infectiologue Robert Sebbag qui s'est confié à BFM TV. «Les jeunes peuvent contaminer des personnes à risque et c'est ce qui nous fait extrêmement peur. Cela va augmenter l'immunité collective, mais on n'est pas encore arrivé aux 70 % requis», souligne-t-il. Le professeur Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière, partage la même opinion. «Nous avons une preuve que le système n'est pas idéal. En Suède où on a tablé sur la circulation spontanée du virus (...) l'immunité n'est pas si élevée et le nombre de décès rapporté à la population suédoise est beaucoup plus important que dans d'autres pays européens».

LCI indique que pour Catherine Hill, il faudrait «cibler les tests pour trouver les porteurs asymptomatiques où on pense qu'ils sont dans les régions où le virus circule. En Mayenne, il faudrait ainsi tester toute la population rapidement pour isoler ceux qui sont contagieux (...) Il faut tester beaucoup plus vite, où c'est vraiment le plus utile. C'est exactement ce que l'on ne fait pas en testant n'importe quand, n'importe où, n'importe qui».

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Source: LCI · Crédit Photo: Adobe Stock