Le gouvernement du Québec poursuivi par les enfants de gens morts dans les CHSLD

Ils réclament des millions de dollars au gouvernement québécois.

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Deux familles qui ont perdu un proche dans les CHSLD, morts de la COVID-19 durant la première vague, se tournent maintenant vers les tribunaux pour poursuivre le gouvernement du Québec, rapporte Radio-Canada

Elles se sont tournées vers la Cour supérieure du Québec et réclament maintenant 9 millions de dollars en dommages pour la maltraitance présumée qu'auraient subis leurs parents en résidence pour aînés lors de la première vague pandémique en 2020.

Patrick Dumont, Emmanoel Makris et sa sœur, Vickie Vassiliki Makris, réclament 3 millions de dollars chacun en dommages punitifs en alléguant un « laxisme des règles sanitaires pratiquées lors de la première vague de la pandémie au printemps 2020 » en plus d'un « manque flagrant de consignes entourant la sécurité des résidents et du personnel ».

Le document juridique consulté par Radio-Canada indique que la poursuite vise autant la Maison Wilfrid-Grignon, le Groupe Santé Arbec, le CHSLD Pavillon Philippe-Lapointe, le CISSS des Laurentides et le Procureur général du Québec (pour le compte du gouvernement du Québec et du ministère de la Santé). 

L'avocat responsable de la poursuite, Me Gérard Samet, estime que les montants ont été déterminés en priorité « pour que ça ne recommence plus ».

« Le système n’a pas bien fonctionné. Il faut qu’il y ait des conséquences. On a laissé des personnes mourir dans des conditions épouvantables. On n’a pas pris de précautions, même si on savait que [le virus] était contagieux et grave », indique Me Samet dans des propos repris par Radio-Canada. 

« Pour moi, ce qui est important, c’est d’obtenir justice. Tout le monde le sait, nos aînés ont été sacrifiés », estime l'un des poursuivants, Patrick Dumont.

« Je me sens comme une victime du gouvernement du Québec pour ce qu'il a fait non seulement à ma famille, mais aussi à beaucoup d'autres familles à travers la province », ajoute de son côté M. Makris.