Nouvelles générales : Le Québec n’est pas prêt pour le déconfinement, selon l’OMS

Le Québec n’est pas prêt pour le déconfinement, selon l’OMS

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une liste de six conditions à respecter pour pouvoir procéder à un déconfinement. Mais le Québec est loin de répondre à tous les critères. 

1. « Contrôler » l'épidémie

L'épidémie est-elle réellement contrôlée au Québec. La province semble être séparée en deux mondes : les CHSLD et le reste de la population. 

« Si on prend la population générale, avec les mesures de distanciation qu’on a prises, la transmission est quand même assez bien contrôlée », a jugé Nathalie Grandvaux, présidente de l’Association canadienne de virologie et professeure au département de biochimie et de médecine moléculaire à l’Université de Montréal. Mais « les choses peuvent changer très vite, et ce qui est vrai aujourd’hui peut ne plus l’être dans quelques jours », a-t-elle ajouté. 

« Il serait présomptueux de prétendre que nous avons un bon contrôle sur l’épidémie au Québec », a quant à lui déclaré Benoît Mâsse, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

La situation de Montréal est-elle problématique? 

De plus, les hôpitaux doivent avoir la capacité de faire face à une deuxième vague, mais le taux d'occupation des hôpitaux montréalais actuellement soulève de nombreuses inquiétudes. 

2. Détecter, tester et isoler les cas

Voici le point qui inquiète le plus les spécialistes, d'après La Presse. 

« Honnêtement, j’ai beau chercher, je ne trouve pas ce plan de match », a avoué Benoît Mâsse, de l’Université de Montréal.

En ce moment, le Québec effectue environ 4 500 tests par jours. Des tests qui sont limiter aux malades dans les hôpitaux, aux résidents des CHSLD et aux travailleurs de la santé. 

Or, pour être capable de détecter une éclosion, il faudra effectuer des tests dans la communauté. Et les experts estiment qu'il faudrait le faire une semaine avant le déconfinement. 

« Il faudrait que toutes les personnes symptomatiques soient testées, mais je me demande si on sera capables de le faire », dit Nathalie Grandvaux.

Québec espère effectuer 15 000 à 30 000 tests par jour. Mais en a-t-il les capacité? 

3. Minimiser les risques dans les milieux vulnérables

Le Québec a-t-il démontré sa capacité à contrôler la propagation du virus dans des milieux vulnérables comme les CHSLD. Personne ne peut honnêtement répondre oui à cette réponse en ce moment. 

4. Implanter des mesures de prévention dans les milieux de travail

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail a publié des guides destinés aux milieux de travail et le gouvernement a annoncé plusieurs mesures comme un nombre maximal d'employés dans les entreprises. 

Tous les experts croient que le gouvernement a fait du bon travail sur ce point. 

5. Gérer le risque de nouveaux cas en provenance de l'extérieur

Comme les frontières du Canada sont toujours pratiquement fermées et que la frontière avec les États-Unis sera fermée jusqu'au 21 mai, tout semble avoir été fait. 

Mais une potentielle réouverture des frontières à la fin du mois de mai pourrait changer la donne. 

6. Mobiliser les communautés

Les citoyens sont-ils mobilisés à respecter les règles de déconfinement comme la distanciation sociale? Si les Québécois ont bien suivi les règles jusqu'à maintenant, le soleil de l'été et la volonté de voir ses proches après plusieurs semaines de confinement pourrait venir compliquer les choses. 

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Source: La Presse · Crédit Photo: Facebook