Nouvelles générales : Le télétravail ferait augmenter le risque de noyades.

Le télétravail ferait augmenter le risque de noyades.

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Alors que deux épisodes caniculaires ont déjà frappé la province, de nombreux experts ont fait part de leurs inquiétudes quant aux effets de la pandémie qui pourraient aussi favoriser une augmentation du cas de noyades. Le Québec compte déjà 30 décès par noyade cette année.

Parmi les nombreux spécialistes qui se disent inquiets par la situation, on y retrouve notamment la Dre Marianne Beaudin, chef du service de la traumatologie au CHU Sainte-Justine. Dans une entrevue qu'elle a accordée à TVA Nouvelles, la Dre Beaudin a expliqué qu'étant donné les enfants passent plus de temps à la maison en raison de la réduction de l’offre des camps de jour, il faudra redoubler de vigilance quant aux risques de noyade: "Ça nous inquiète, bien qu’on n’a pas encore les statistiques pour le démontrer. [...] L’autre réalité, c’est qu’on a des parents qui doivent malheureusement jongler entre plusieurs responsabilités, dont le travail à maison et possiblement la surveillance des enfants dans la piscine."

Les chiffres donnent d'ailleurs très froid dans le dos, car 87 % des épisodes de noyades d’enfants ont été causés par un manque de surveillance adéquate.

La Dre Beaudin a rappelé qu'il ne suffit que de 60 secondes pour qu’un enfant se retrouve inanimé: "Ça ne veut pas dire que le parent n’est pas dans la maison, ça veut dire qu’il s’est peut-être absenté pour aller répondre au téléphone, aller préparer le lunch ou tout simplement qu’il est dans la cour, mais qu’il est distrait par une autre tâche comme regarder sur son téléphone ou faire du télétravail. [...] C’est très rapide et c’est sournois. On a souvent le mythe de la noyade dans les films où il y a beaucoup de bruit, ça crie et ça éclabousse, mais en fait une noyade c’est silencieux."

On recommande donc aux parents de s'assurer de ne pas dépasser une distance d'un bras pour les enfants de 5 ans et moins, tandis que pour les enfants de 5 à 10 ans, on parle plutôt d'une surveillance "active" à proximité de la piscine.

Enfin, la Dre Beaudin a souligné qu'il était très important de prévenir les noyades, car celles-ci peuvent laisser de lourdes séquelles chez les victimes qui survivent: "Quand la personne a été inconsciente, qu’elle a dû être réanimée, il faut aller dans un centre hospitalier. Ensuite, nous, on va faire une surveillance respiratoire parce que les poumons peuvent avoir été affectés, par exemple s’il y a eu de l’eau à l’intérieur."

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Capture d'écran