Nouvelles générales : Les pédiatres de la province sont en faveur d'un déconfinement progressif

Les pédiatres de la province sont en faveur d'un déconfinement progressif

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Le déconfinement n'est pas que souhaitable, mais il est nécessaire, d'après l’Association des pédiatres du Québec.

Le premier ministre du Québec François Legault a abordé à nouveau le concept d'immunité collective lors de son point de presse quotidien, ce jeudi. Il a dit qu'il ne faut pas attendre à l'automne pour procéder à une réouverture graduelle des écoles. 

Et l'Association des pédiatres a fait savoir ce jeudi qu'elle était d'accord avec cette décision. 

« Force est de constater que les dommages collatéraux d’un confinement prolongé sont déjà trop nombreux et inquiétants », ont déclaré les médecins membres de cette association. 

Ils jugent que les enfants ont été « privés de leur filet social » depuis le 13 mars alors que la situation n'est pas dangereuse pour la majorité des enfants. 

Ces médecins déplorent que plus de 240 000 enfants québécois ne peuvent pas bénéficier des petits déjeuners offerts gratuitement dans les écoles alors que beaucoup de familles de la province peinent à nourrir leurs enfants en raison de la crise sanitaire qui a fragilisé financièrement plusieurs ménages. 

« Le recours aux écrans plusieurs heures par jour est une solution de survie dans plusieurs foyers, et prive les enfants de la stimulation cognitive et sociale dont ils ont absolument besoin, et à laquelle ils ont droit », critiquent ces médecins.

De plus, la baisse marquée des signalements à la Direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ) n'a rien de rassurant. Des enfants dans des milieux possiblement violents sont exposés à des parents sans emploi et sans revenu 24 heures sur 24, a déploré l'Association des pédiatres du Québec. 

Le suivis psychosociaux, mais aussi la vaccination des enfants sont retardés. Et c'est sans compter que des retards de développement ne sont pas dépistés pendant ce temps, jugent-ils. 

« L’intervention précoce par les différents professionnels auprès de ces enfants est primordiale. Or, pour plusieurs, le temps qui passe limite les occasions d’intervenir, et la fenêtre se referme. Les conséquences seront souvent irréversibles et à long terme », ont-ils dénoncé. 

Face à tous ces constats, « l’option de reporter davantage la reprise de la vie scolaire se défend difficilement », ont-ils écrit dans leur communication officielle. 

« Les enfants ne doivent surtout pas devenir les principales victimes de cette pandémie! Ainsi, laissons-les retrouver leur vie ».

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Source: Conférence de presse · Crédit Photo: iStock