Nouvelles générales : Méfiez-vous de vos objets connectés

Méfiez-vous de vos objets connectés

Sommes-nous arrivés à l'ère de Big Brother?

Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
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Plusieurs objets connectés pourraient révéler des informations sur vous à votre insu. De quoi aider grandement les systèmes de justice, qui utilisent de plus en plus ces informations. 

Les bracelets d'exercice, les réfrigérateurs, systèmes de son et thermostats intelligents qui envahissent le quotidien des utilisateurs laisseraient de moins en moins de place à la vie privée, selon un article paru à TVA Nouvelles. 

Un homme de l'Ohio aurait appris à ses dépens l'an dernier qu'il a été trahi par son pacemaker. L'homme avait affirmé s'être rapidement enfui de sa maison qui était la proie des flammes. Les données enregistrées sur son appareil cardiaque étaient toutefois contraires à sa version des faits. Il a finalement fait face à des accusations d'incendie volontaire et de fraude à l'assurance. 

Une femme qui affirmait avoir été violée a également été trahie par un bracelet Fitbit, utilisé pour faire de l'exercice physique. Comme il contrôlait en permanence les faits et gestes de la présumée victimes, les données contredisaient également les accusations. 

L'an dernier, le Berkman Klein Center de l'Université Harvard a conclu dans une étude que de nombreux appareils munis de capteurs et qui se connectaient sans fil à internet était susceptibles d'enregistrer des preuves pouvant être utilisées par la justice. Dans des conclusions publiées par TVA Nouvelles, cela «allait des téléviseurs aux grille-pain en passant par les draps, les ampoules, les appareils photos, les brosses à dents, les serrures, les voitures, les montres et d'autres accessoires vestimentaires».

«Les capteurs audio et vidéo des objets connectés vont ouvrir de nombreuses voies aux acteurs gouvernementaux voulant accéder à des données en temps réel ou enregistrées», alertent les chercheurs.

Selon un analyste de l'organisation de protection des droits civiques ACLU, Jay Stanley, l'accès à des données recueillies par des appareils connectés devraient répondre aux mêmes conditions que les mises sur écoutes, donc être autorisées par un mandat. 

«À son domicile, on devrait avoir une protection absolue de sa vie privée», a-t-il estimé. Il déplore la «zone grise» qui concerne les conversations enregistrées par des enceintes et stockées sur le web par «une tierce partie» et estime qu'il faudrait réclamer ««des mesures juridiques et législatives» pour remédier à la situation. «Les invasions de la vie privée sont trop importantes», a-t-il constaté. 

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Source: TVA Nouvelles · Crédit Photo: Fotolia