Nouvelles générales : «On va devoir détruire 25 % des champs» de fraises

«On va devoir détruire 25 % des champs» de fraises

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Alors que la crise sanitaire a bouleversé l'économie canadienne, certains agriculteurs font face à des difficultés quasiment insurmontables et vont devoir faire des choix déchirants au cours des semaines à venir.

C'est La Presse qui rapporte l'histoire de Simon Charbonneau, un producteur de fraises des Laurentides à la tête de FraiseBec. Sur son site web, on peut lire qu'il s'agit du plus grand producteur de fraises au Canada. À titre informatif, FraiseBec produit 3 500 000 livres de fraises par année. Pourtant, la crise sanitaire a complètement bouleversé sa manière de fonctionner. Le manque de main d'oeuvre va entraîner des pertes très importantes. «Il nous manque 25 % des travailleurs (...) On va devoir détruire 25 % des champs», a-t-il confié au quotidien.

S'il fait face à un manque criant de main d'oeuvre, Simon Charbonneau admet que l'appel du gouvernement à la mi-avril, pour encourager les Québécois qui le pouvaient à aller prêter main-forte aux agriculteurs, a eu un effet positif, mais pas suffisant. «Pour les postes faciles, ils font la job, les Québécois (...) Mais être à quatre pattes dans le champ, c’est trop difficile». Il a même confié à La Presse que certains Québécois qui ont essayé de travailler pour lui une journée n'ont même pas pu finir la journée.

Crédit photo: Adobe Stock

Résultat? La Presse raconte que Simon Charbonneau est contraint de travailler avec une équipe réduite composée de travailleurs saisonniers en provenance du Mexique et du Guatemala. Toutefois, il refuse de faire travailler davantage ses employés pour ne pas les pousser à bout. «Quand on ne sera plus capables, on va arrêter», explique-t-il au quotidien. Il sera donc contraint de détruire une partie importante de sa production faute de mieux. 

La solution de l'autocueillette est avancée par La Presse pour limiter la destruction. Toutefois pour Simon Charbonneau, les délais ne sont pas suffisants pour que les gens récupèrent un quart de sa production et la crise sanitaire n'arrange pas les choses à ce niveau-là. Habituellement, l'autocueillette représente seulement 3% de son chiffre d'affaires, précise le quotidien.

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Source: La Presse · Crédit Photo: Adobe Stock