Nouvelles générales : Plusieurs employés refusent toujours de retourner au travail et la PCU est la première raison donnée

Plusieurs employés refusent toujours de retourner au travail et la PCU est la première raison donnée

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales

Le quart des petites entreprises canadiennes ont révélé avoir fait face à des refus de travail de leurs employés en cette crise sanitaires et la Prestation canadienne d'urgence (PCU) aurait un rôle à jouer, d'après un sondage effectué par la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) menée auprès de ses membres du 3 au 6 juillet dernier. Il y a environ 1,2 million de PME au Canada et la FCEI en représente 110 000.

Les raisons citées pour refuser de retourner au travail? La PCU (62 %) arrive au premier rang. Vient ensuite les problèmes de santé (47 %) et es problèmes de garde d'enfants (27 %).

« Des employés ont dit: "Je suis un peu inquiet de retourner au travail, j'ai des problèmes de garde d'enfants, mes factures sont payées par la PCU, donc je vais juste m'en tenir à la PCU pour le reste de l'été et appelez-moi en septembre », a déclaré Dan Kelly, président et chef de la direction de la FCEI, dans une entrevue accordée à Global News.

Au total, c'est donc 14 % des entreprises qui ont révélé avoir fait face à un refus de travailler parce que l'employé préférait conserver la PCU qui assure un montant de 2 000 $ par mois. 

Si la PCU n'est pas l'unique raison pour refuser de retourner au travail, c'est clairement la raison la plus citée. 

Mais selon Parisa Mahboubi, analyste principale des politiques au C.D. Howe Institute, le fait que la majorité des emplois soient à temps partiel alors que la PCU assure un gain plus élevé sans mettre sa santé à risque peut avoir un rôle à jouer. À cause du manque d'heures de travail, des employés pourraient se retrouver à gagner moins en travaillant qu'en restant à la maison. 

Mais l’économiste Armine Yalnizyan n'y voit pas un problème répandu. De plus, les principaux secteurs ayant un problème de main d'oeuvre actuellement sont les milieux de l'hôtellerie, la construction et l'agriculture. Armine Yalnizyan considère cela comme étant « parfaitement logique », car ce sont des domaines d'emplois qui font souvent les manchettes en raison de cas de contamination. 

Le gouvernement fédéral voulait modifier les règles de la PCU afin qu'une personne ne soit pas admissible à la prestation si elle ne retourne pas au travail « quand il est raisonnable de le faire » et que son employeur le lui a demandé, mais le projet de loi n'a pas été adopté en juin comme prévu et reste bloqué dans le processus législatif, a expliqué Global News.

Source: Global News · Crédit Photo: Adobe Stock