Nouvelles générales : Pour Martin Provencher, le père de Cédrika, la vie doit continuer.

Pour Martin Provencher, le père de Cédrika, la vie doit continuer.

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Martin Provencher, le père de Cédrika Provencher, a livré un témoignage à propos des défis qui parsèment sa route depuis l'enlèvement de sa fille près du parc de la rue Chapais à Trois-Rivières en juillet 2007, ainsi que la découverte de ses ossements huit ans et demi plus tard.

Le père ne cache pas que ce n'est qu'en 2015, l'année où les ossements de sa fille ont été retrouvés, qu'il a enfin pu débuter son vrai deuil: "Avant ça, c’est impossible de commencer quoi que ce soit. On avait un combat à mener, celui de la retrouver. [...] Dès qu’elle a été retrouvée, il n’y a plus eu d’apparitions. C’était à moi, ce moment-là. Le but de tout ce qu’on avait fait, c’était de la retrouver, et c’est ce qui est arrivé. Le monde n’a pas su quand étaient les funérailles, parce que c’était des moments intimes, à nous autres."

Le décès des deux fillettes Romy et Norah Carpentier a ravivé de douloureux souvenirs chez Martin Provencher et c'est justement une des raisons qui l'ont poussé à briser le silence: "J’en parle parce que ça peut aider, j’imagine. Le deuil qui s’en vient pour cette maman et pour la famille va être long. Il faut s’écouter et prendre conscience de chacun des moments. Souvent, on a tendance à s’isoler après un moment comme ça. On le vit chacun à sa manière, mais il faut prendre le temps. [...] Dans le deuil, il faut que tu continues à vivre et à te faire plaisir. Il y a plein de choses qui nous accrochent à la vie, c’est au jour le jour. J’ai pris le temps, il faut le prendre, ne pas le repousser, ne pas l’ignorer, ne pas se penser plus fort."

Alors que Cédrika Provencher aurait 23 ans cette année, le père admet qu'on ne se remet pas du deuil d'un enfant, mais qu'on apprend plutôt à vivre avec celui-ci: "[La] vie continue, on a du bonheur pareil, on ne reste pas dans le creux qu’on peut avoir au moment où on perd notre enfant. Mais c’est là, c’est toujours là et tu vis avec. [...] Tu te places dans le temps et tu te demandes souvent où elle en serait rendue. Je passe encore toutes les semaines au cimetière. Ce moment-là, les minutes que je prends, ça amène à des idées comme ça. Où en serait-elle rendue? C’est normal de se poser ces questions."

Voici l'entrevue: 

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Source: Le Soleil · Crédit Photo: Capture d'écran