Nouvelles générales : Prévision d'une hausse de 4% du prix des aliments en raison du coronavirus.

Prévision d'une hausse de 4% du prix des aliments en raison du coronavirus.

Mais on pourrait voir les prix baisser au restaurant...

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Deux observatoires canadiens de l’industrie agroalimentaire ont publié une mise à jour de leurs précédentes prévisions concernant l’augmentation du prix de certains aliments pour l’année 2020 et annonce que les prix des denrées alimentaires devraient augmenter de 4 % en 2020. C’est la crise de la COVID-19 qui changerait la donne.

Le Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse et l’Institut alimentaire Arrell de l’Université de Guelph, en Ontario, anticipent que les plus fortes hausses de prix auront lieu dans le secteur des fruits, des légumes ainsi que des produits de boulangerie.

Toutefois, la bonne nouvelle c'est que les experts pensent qu’on aura droit à une baisse considérable des prix dans les restaurants.

En décembre 2019, ils avaient prévu une augmentation de 2 à 4 % . (De 4 à 6 % pour la viande).

Maintenant que nous faisons face à la COVID-19, ils disent maintenant que les prix des denrées augmenteront de 4 % au maximum, cette année.

Mais comme la vente au détail et la transformation sont des secteurs étant soumis à une énorme pression pour modifier les pratiques de sécurité alimentaire, on aura besoin de plus de travail et de personnel dans ces secteurs. Sans oublier que les achats et la livraison en ligne augmenteront probablement le coût des aliments avec le temps.

Adobe Stock

Qui plus est, le récent et fort recul de la valeur du dollar canadien, combiné à l’effondrement du cours mondial du pétrole, affecte déjà les prix de certaines denrées, comme ceux des fruits et des légumes frais et ce, même si les coûts de transport diminuent. Ceci s’explique par le fait que les importateurs de ces produits doivent payer plus cher, avec un dollar qui ne se négociait lundi après-midi qu’à 70,64 cents US sur le marché des devises.

Les chercheurs de Dalhousie et Arrel disent que si la devise canadienne continue de baisser, le coût d’importation des produits en conserve et de nombreux autres aliments transformés sera plus élevé au Canada.

Pendant ce temps sur la planète, les récoltes sont abondantes. Cependant les prix ne progressent pas, à cause de la faiblesse de la demande. Il en est de même pour le prix de la viande de porc et de boeuf.

Selon les mêmes chercheurs, l’industrie du service alimentaire est pour sa part décimée par la crise sanitaire actuelle.   On n’a qu’à penser aux restaurants canadiens, qui génèrent en temps normal plus de 90 milliards $ de ventes par année au pays et qui ont dû fermer leurs salles à manger presque du jour au lendemain. 

La mise à jour de l’étude indique également que des augmentations de salaire de 5 à 15 % depuis quelques semaines pour plus de 250 000 employés qui travaillent dans plus de 5000 marchés d’alimentation au Canada. Il faut penser au fait que ces travailleurs sont maintenant obligés de  suivre de nouvelles formations et d’effectuer de nouvelles tâches liées à l’assainissement des lieux.

La majorité des employeurs se sont engagés à augmenter les salaires jusqu’au début du mois de mai. Toutefois, selon les experts, cette mesure pourrait être prolongée si le recrutement devient plus difficile pendant l’épidémie et après.

Finalement, les chercheurs mentionnent que c’est une bonne chose que les épiceries affichent des consignes pour limiter le nombre d’articles que les clients peuvent acheter par visite, pour éviter l’entreposage inutile.

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: Le Soleil · Crédit Photo: Adobe Stock