Nouvelles générales : Québec a publié un guide à suivre s'il y a un cas de coronavirus dans une épicerie.

Québec a publié un guide à suivre s'il y a un cas de coronavirus dans une épicerie.

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales

Les épiceries doivent sans cesse s'adapter aux nouvelles mesures qui s'ajoutent continuellement afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus. Or, qu'arrive-t-il lorsqu'un employé est déclaré positif à la COVID-19?

Jean-François Belleau, directeur des relations gouvernementales au Conseil canadien du commerce de détail, a expliqué à ICI Radio-Canada: "Dès qu'un cas positif est déclaré, on est en collaboration avec la santé publique. [...] Après une désinfection du magasin, on le rouvre. Un supermarché est très important en ce moment. La population doit toujours avoir accès à l'alimentation."

Pour sa part, le gouvernement du Québec a décidé de fournir à l'attention des établissements alimentaires un guide qui dans lequel on rappelle les consignes à adopter afin de procéder à l’isolement des personnes ayant été en contact avec le cas confirmé.

À titre d'exemple, on peut y lire dans le guide que "Dans le cas où un manipulateur d’aliments est diagnostiqué positif à la COVID-19, " si les mesures d’hygiène habituelles et l’étiquette respiratoire ont été respectées".

Le guide suggère aussi aux établissements alimentaires des mesures qui pourraient limiter la perte de marchandise: "En cas de doute, dans la mesure du possible et afin de limiter le risque, les aliments manipulés qui sont encore sur place peuvent être cuits ou réchauffés (63 °C durant 4 minutes ou 60 °C durant 30 minutes) avant d’être servis."

Le supermarché Provigo de Jean-Talon a été temporairement fermé pour être désinfecté

Évidemment, le gouvernement demande aux commerçants de faire preuve de transparence à l'égard des autorités et des clients, mais malheureusement, de nombreux commerçants doivent faire face à l'entêtement de certains clients. Franck Hénot, qui est propriétaire de l’Intermarché Boyer, à Montréal, a expliqué que les mesures limitant le nombre de clients à l'intérieur de son commerce sont parfois à l'origine de situations très difficiles à gérer: "On fait ça pour la sécurité des clients et de mes employés. Mais même si j'ai eu des applaudissements, ça m’a aussi valu une déferlante de critiques. L’autre jour, j’ai dit à un père, qui était avec sa fille de 7 ans, qu’il ne pouvait pas entrer. Une chance que notre gardien était là, car il a voulu m’attraper."

Enfin, si vous souhaitez aider les travailleurs et les travailleuses dans les établissements alimentaires, commencez par respecter les consignes à la lettre, et surtout, limitez le nombre de visites à l'épicerie, comme l'explique Hénot: "Les gens doivent s'organiser pour venir seuls à l'épicerie ou ne pas venir pour simplement une facture de 13 $. Il faut que ce soit clair."

Source: ICI Radio-Canada · Crédit Photo: iStock