Nouvelles générales : Scènes d’horreur envers les animaux dans un laboratoire québécois de recherche

Scènes d’horreur envers les animaux dans un laboratoire québécois de recherche

Les abus perpétrés sont horribles et inimaginables !

Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
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Des images et vidéos-chocs obtenues par le Journal de Montréal montrent le pire en matière de maltraitance animale, le tout se déroulant dans un laboratoire de recherche situé sur l’île de Montréal.

Le quotidien montréalais a obtenu ces vidéos tournées à l’aide d’une caméra cachée par un inspecteur de Last Chance for Animals (LCA), une organisation de défense des droits des animaux opposée à leur utilisation pour fins de recherche, qui s’est fait embaucher au centre de recherche spécialisé en toxicologie ITR Laboratories à Baie d’Urfé. Bien que l’administration de ce dernier affirme respecter les normes en vigueur, les sévices observés dépassent l’entendement.

La liste détaillée par le JdeM est longue et scandaleuse : détresse psychologique intense, animaux secoués et frappés, violences multiples, macaques qui virent fou enfermés dans une petite cage, le constat est aussi clair que troublant aux dires d’Adam Wilson, directeur des enquêtes chez LCA qui s’est confié au journaliste du Journal.

«Ce n’est pas seulement ce que l’inspecteur voyait, mais ce qu’il entendait aussi. Les cris de souffrance des animaux étaient constants et assourdissants. À certains moments, je craignais pour la santé mentale de notre enquêteur», a confié M. Wilson.

Autre observateur, même constat alarmant.

«Ce qu’on voit dans ces images est absolument horrible et inimaginable. La détresse des animaux se voit immédiatement, c’est complètement inacceptable et abusif», affirme Me Alanna Devine, avocate chez la Société pour la prévention de la cruauté animale (SPCA) rencontrée par le journaliste qui dit avoir également constaté de «nombreuses infractions aux lois et règles canadiennes et québécoises en salubrité et isolement».

Du côté de l’entreprise, on affirme que les employés traitent les animaux avec le plus de douceur et de respect possible. «Il n’y a absolument pas de mauvais traitement des animaux dans nos laboratoires», plaide la vice-présidente principale de ITR Laboratories, Ginette Bains, qui a refusé de visionner la vidéo controversée.

Cages métalliques minuscules de moins de un mètre carré, piles d’excréments sur le plancher ou devant ces mêmes cages, manque de stimulation et de divertissement pour les animaux, on peint à croire que ce que rapporte le JdeM se déroule au Québec. Des violations évidentes selon l’avocate de la SPCA.

«Le règlement sur les animaux en captivité du Québec stipule très clairement que quiconque a un animal doit le garder dans un endroit salubre convenant aux besoins de son espèce. Dans ce cas, on est très très loin de cette réalité pour certains des animaux, et c’est pour ça qu’ils ont l’air de virer fou et de s’arracher le poil», constate Me Devine.

L’entreprise ITR Laboratories détient pourtant toutes les certifications nécessaires et est même reconnue pour ses bonnes pratiques. Toutefois, le manque d’inspecteur et les visites souvent planifiées ne permettent pas d’avoir l’heure juste sur la situation dans un établissement précis. 

«Une inspection tous les trois ans, surtout si elle est prévue bien à l’avance, ne vaut rien. Ce n’est pas compliqué de nettoyer un peu ses affaires et d’embellir nos installations avant une inspection si on sait quand ça arrive. Il en faut certainement plus et elles doivent être imprévisibles», analyse le directeur des enquêtes chez LCA Adam Wilson en entrevue avec le journaliste.

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Source: Journal de Montréal · Crédit Photo: VegActu