Nouvelles générales : Un apiculteur de la Montérégie perd près de 600 ruches en 10 jours

Un apiculteur de la Montérégie perd près de 600 ruches en 10 jours

Tous les détails à l'intérieur.

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Alors qu'il devait transporter ses abeilles au Lac-Saint-Jean pour la pollinisation des bleuetières, un apiculteur de la Montérégie a perdu près de 600 ruches en 10 jours.

C'est La Presse qui rapporte l’histoire de Joël Laberge, un apiculteur du sud de Valleyfield dont la vie professionnelle a pris un tournant tragique dernièrement. En effet, le propriétaire de la Miellerie St-Stanislas a perdu près de 600 ruches en 10 jours alors qu'il devait les transporter au Lac-Saint-Jean pour la pollinisation des bleuetières. C'est l'un des pires bilans de l'histoire du Québec. «Ça donne mal au cœur de toutes les voir par terre», a-t-il confié au quotidien. «Imaginez un terrain de la grosseur d’un demi-terrain de football avec des insectes morts tous les trois pouces», ajoute-t-il.

Malheureusement, les conséquences d'un tel événement sont désastreuses pour Joël Laberge. En effet, La Presse raconte que cette année il ne pourra qu'envoyer 300 à 450 ruches pour la pollinisation des bleuetières. Le quotidien précise que cela représente des pertes économiques situées entre 300 000 $ et 400 000 $.

Crédit photo: Adobe Stock

Mais comment une chose pareille a-t-elle pu se produire ? La Presse indique que pour Les Apiculteurs et apicultrices du Québec, le syndicat représentant les propriétaires de ruches, il ne faut pas chercher bien loin: il s’agit d’une intoxication extrême aux pesticides. «C’était des abeilles chargées de pelotes de pollen. Elles n’ont qu’un but dans la vie: rentrer dans la ruche et nourrir les larves. Pour que quelque chose les arrête, il faut que ce soit fulgurant», souligne Julie Fontaine, la présidente du comité pesticide des Apiculteurs et apicultrices du Québec.

Le fait que ces ruches se trouvent dans le même secteur qu'un élevage intensif de maïs-grain expliquerait le soupçon d'une violente intoxication. «Elles tombent sur le dos et se mettent à convulser parce que ces produits-là, ça affecte le système nerveux. Elles ne contrôlent plus leurs muscles. Et là, éventuellement, c’est la paralysie, et elles meurent (...) Si c’était un virus, ça serait sur des années», explique Julie Fontaine. 

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«Pris individuellement, ce sont tous des produits à faible toxicité, mais c’est le cocktail le problème. Ils sont mélangés aux sécrétions des plants. C’est comme de toutes petites tasses d’eau qui traînent dans le champ. Chaque épi de blé d’Inde fait comme une paille qui contient quatre, cinq gouttes d’eau. C’est cela qui est attirant pour l’abeille », indique Joël Laberge au quotidien.

La Presse raconte que des abeilles mortes vont être analysées par le laboratoire du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Ces analyses permettront de déterminer si oui ou non une intoxication aiguë aux pesticides est la raison de cette hécatombe.

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Source: La Presse · Crédit Photo: Facebook