Nouvelles générales : Un homme qui a leurré plus d’une trentaine d’adolescentes sur l’internet écope d'une peine d'emprisonnement de quatre ans.

Un homme qui a leurré plus d’une trentaine d’adolescentes sur l’internet écope d'une peine d'emprisonnement de quatre ans.

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Un Montréalais qui a leurré plus d’une trentaine d’adolescentes sur l’internet et qui a également produit de la pornographie juvénile a été condamné à une peine d'emprisonnement de quatre ans.

Le prédateur sexuel nommé Guillaume Poitras, qui est père de famille, se servait du réseau de discussion mIRC afin d'aborder ses jeunes victimes potentielles au début des années 2010.

L'homme de 37 ans, qui gagnait sa vie en tant que contrôleur financier, fréquentait les canaux #sexe et #sexe-ados où il y rencontrait ses victimes et celui-ci pouvait y passer une douzaine d'heures par jour.

Alors que ses victimes disaient pourtant avoir de 11 à 17 ans, le père de famille les abordait directement en évoquant des pratiques sexuelles auprès d'elles. En tout, on a dénombré 34 victimes, et ce, entre juin 2010 et novembre 2012.

Dans sa décision qu'elle a rendue mardi au palais de justice de Montréal, la juge Mylène Grégoire a clairement mis de l'avant le comportement problématique du prédateur sexuel: "L’accusé s’est toujours montré disposé et désireux de "passer à l’action", se disant disponible pour rencontrer et satisfaire son interlocutrice à différents niveaux sur le plan sexuel. Ses propos sont crus et hautement inappropriés."

Lors de ses nombreux échanges avec de jeunes victimes, Poitras est parvenu à obtenir une dizaine de photos explicites et il est même allé jusqu'à se montrer disponible à des fins sexuelles auprès d'adolescentes âgées de 14 ans et moins.

C'est d'ailleurs lors d'un rendez-vous planifié avec une de ces victimes que Poitras a été enfin arrêté par la police, alors que l'adolescente de 14 ans qu'il croyait être sur le point de rencontrer se trouvait en fait à être une policière de la Sûreté du Québec.

L'homme de 37 ans a tenté de se défendre en indiquant qu'il discutait avec ses victimes dans le but de leur faire révéler qu'elles se faisaient passer pour des adolescentes, mais la juge n'a pas hésité à qualifier sa version comme étant "complètement farfelue".

Enfin, les mots de la juge Grégoire ont été sans pitié à l'égard du prédateur sexuel au moment d'annoncer sa sentence: "Le Tribunal ne peut passer sous silence que par la commission de ses délits, l’accusé, usant de manipulation, a porté atteinte aux droits fondamentaux de ces 34 victimes en les traitant comme des objets sexuels. […] L’exploitation intentionnelle de personnes vulnérables pour assouvir ses propres désirs égoïstes est hautement répréhensible."

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Source: La Presse · Crédit Photo: iStock