Nouvelles générales : Un jeune Québécois frôle la mort en tentant de traverser l’Atlantique à la rame

Un jeune Québécois frôle la mort en tentant de traverser l’Atlantique à la rame

Un véritable miracle s’est produit !!!

Publié le par Grands titres dans Nouvelles générales
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Pris dans une embarcation chavirée au beau milieu de l’Atlantique et sans moyens de communication, Joseph Gagnon croyait que son heure avait sonné. Tentant la traversée de l’océan, le jeune homme de 20 ans a vécu l’horreur après plus de 40 jours en mer.

Accompagné dans son aventure par le constructeur de maisons irlandais Brian Conville, l’étudiant franco-québécois a amorcé son aventure à Saint-Jean de Terre-Neuve le 13 juin, après de longs mois de préparations. Les deux hommes tentaient de rejoindre l’île de Noirmoutier, en France.

En entrevue à RDI Matin, Joseph Gagnon relate la fin tragique de son périple.

« Notre traversée s’est super bien déroulée », a-t-il d’abord confié à RDI.

Mais forcés de bifurquer vers l'Irlande car Brian Conville souffrait de tendinites mineures et de légères blessures, l’aventure des deux marins a littéralement chaviré quand une puissante vague a frappé le bateau de 7 mètres. À peine réveillé, Gagnon s’est retrouvé dans une cabine remplie d’eau.

« J’ai dû nager pour retourner à la surface, explique le Franco-Québécois de 20 ans. Ç’a été extrêmement rapide et assez difficile comme épreuve, mais ç’a bien été. »

« Les deux premières heures, on les a passées dans l’eau, poursuit le jeune marin. Elles ont été particulièrement difficiles parce qu’on savait que tous nos moyens de communication étaient sous l’eau. Le seul qui demeurait accessible était notre balise de détresse qu’on pouvait activer. »

Comble du malheur, la balise avait été arrachée, anéantissant du coup tout espoir que quelqu’un puisse savoir qu’ils étaient en détresse au milieu de l’océan.

«La cabine se remplissait d’eau et le bateau coulait tranquillement. Pendant quelques minutes, j’ai cru qu’on se retrouverait tous les deux avec rien parce que le radeau de sauvetage était inaccessible», explique Joseph Gagnon.

« Notre espoir était que quelqu’un se rende compte que notre traqueur de progression avait cessé d’émettre », évoque le jeune rameur.

Puis après quelques heures à dériver, la balise de détresse s’est miraculeusement rallumée. « Je ne sais pas par quel moyen, peine-t-il à expliquer. Il y a sûrement un ange gardien qui l’a activée et on a été secourus. »

Le duo craignait toutefois un autre danger : l’hypothermie. « Je me sentais très confus, se remémore Joseph Gagnon. Quand j’essayais de plonger pour récupérer le radeau de survie, je n’arrivais pas à plonger plus de 10 secondes. J’étais vraiment épuisé. »

Son coéquipier Brian Conville a alors choisi de monter sur la coque du bateau pour se reposer. Sept heures ont ainsi passé et les rameurs croyaient de moins en moins au miracle. La manœuvre a toutefois été salutaire en leur permettant de se réchauffer pour finalement récupérer leur navire de secours.

Joseph Gagnon préparait cette traversée depuis trois ans et le naufrage à 265 km de l’Irlande n’est pas une déception pour lui. « On était assez proche des côtes pour que notre traversée soit considérée comme complète. On est super contents. »

Même s’ils ont échappé un record de vitesse par deux jours, l’essentiel est ailleurs. « L’important, c’est qu’on soit tous les deux arrivés en un morceau. »

Joseph Gagnon envisage maintenant un autre périple, soit de parcourir en 2018 les 5000 km qui séparent le Canada et la France. Il deviendrait ainsi le plus jeune rameur océanique en solitaire. 

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Source: Radio-Canada · Crédit Photo: Québec Yachting