Nouvelles générales : Un journaliste perd l'usage d'un oeil après avoir été attaqué par la police avec une balle en caoutchouc.

Un journaliste perd l'usage d'un oeil après avoir été attaqué par la police avec une balle en caoutchouc.

Tous les détails à l'intérieur...

Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
Partager sur Facebook
0 0 Partages

Vendredi soir, la photojournaliste Linda Tirado a été atteinte d’une balle en caoutchouc alors qu’elle couvrait une manifestation contre la brutalité policière à Minneapolis. Mais ce n’était pas un incident isolé. Plus de deux douzaines de journalistes ont été victimes de violences alors qu’ils couvraient les récentes manifestations.

Selon ce qu'a indiqué la photographe et journaliste, son oeil gauche sera aveugle en permanence, et ce, après avoir été atteinte d’une balle en caoutchouc. Linda Tirado a d'ailleurs tenu à souligner qu'elle utilise son œil droit pour regarder à travers son objectif tout en prenant des photos.

Depuis qu’elle a subi cette blessure vendredi, Linda a partagé des mises à jour à propos de son état de santé sur sa page Twitter et cette fin de semaine, elle a écrit: "Je suis de l'œil gauche de façon permanente et les médecins refusent absolument de me laisser retourner au travail pour une durée de six semaines. Je n’ai pas le droit d’être près de la fumée ou de l’essence."

Le bureau du service de police de Minneapolis et du maire Jacob Frey n’a pas répondu aux demandes de commentaires sur la blessure de Linda.

Les journalistes qui couvrent ces situations de crise peuvent se trouver en danger, ce qui peut demander beaucoup de courage. À cet effet, Carlos Martinez de la Serna, directeur du programme au Comité de défense des journalistes à but non lucratif, a expliqué samedi dans un communiqué: "Les attaques ciblées contre des journalistes, des équipes de médias et des organes de presse couvrant les manifestations montrent un mépris total pour leur rôle essentiel dans la documentation des questions d’intérêt public et constituent une tentative inacceptable de les intimider. Les autorités des villes des États-Unis doivent demander à la police de ne pas cibler les journalistes et de s’assurer qu’ils peuvent rendre compte en toute sécurité des manifestations sans crainte de blessures ou de représailles."

Il y a eu beaucoup de beaux moments au cours de la dernière semaine. Tant de gens se sont réunis pour élever la voix dans de beaux actes de solidarité. Il faut dire que de nombreux policiers ont également parlé ouvertement de la nécessité d’un changement. Certains ont même uni leurs forces avec les manifestants pour marcher à leurs côtés. Cependant, il y a eu tellement d’incidents troublants.

Dans une entrevue, Linda a parlé de ce qui s’est passé lorsqu'elle a été blessée à l’œil. Selon Linda, la police n’a même pas émis l’avertissement standard annonçant aux manifestants de s'éloigner avant de lancer des gaz lacrymogènes et de tirer des balles en caoutchouc. Ainsi, alors que beaucoup de gens blâment les manifestants pour des actes agressifs, il semble que certaines de ces violences commencent avec la police.

Linda affirme qu'elle se préparait à prendre une photo quand elle a senti quelque chose la frapper visage. Il a immédiatement commencé à gonfler et elle s’est retrouvée couverte de sang. 

Ce sont des manifestants qui l’ont traîné jusqu'à un abri, pour ensuite la transporter à l’hôpital. 

L’histoire de Linda est troublante, mais elle ne pense pas que c’était une erreur. Elle a dit à People qu’il aurait été difficile de la confondre avec un manifestant: "Je pense que nous savons qu’ils ciblent les journalistes parce qu’il n’y a aucun moyen qu’un officier puisse m'avoir pris pour une manifestante ... avec mon appareil photo et avec ma carte de presse pendant à mon cou."

Partager sur Facebook
0 0 Partages

Source: Little Things · Crédit Photo: Capture d'écran