Nouvelles générales : Un policier coupable d'agression sexuelle soutenu par ses collègues du SPVM

Un policier coupable d'agression sexuelle soutenu par ses collègues du SPVM

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales

Alors qu'une vague de dénonciation déferle sur le Québec, l'affaire d'André Hébert-Ledoux, un policier de 33 ans, reconnu coupable d'agression sexuelle en mars dernier, fait beaucoup réagir. 

« Soudainement, il lui agrippe les fesses et lui prend les seins par en arrière en riant. En le repoussant à l’aide de ses deux mains sur son thorax, elle tombe par terre. L’accusé tente de la relever en lui prenant le bras. Elle crie de la lâcher. Puis, il passe sa main dans sa culotte et insère son doigt dans son vagin. Elle le repousse une deuxième fois », a résumé le juge Pierre Bélisle.

Pendant le procès, quatre autres policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont intimidé la victime, l'été dernier, selon la Couronne. En effet, quatre policiers se sont placés près de la victime qui pleurait, en l'absence du juge, lors du procès le 17 juin 2019. Selon la policière Félicia Adamn, c'était pour « faire écran entre l’accusé et la plaignante qui pleurait ». Mais la Couronne rejette cette explication qu'elle considère « complètement bidon ».

Le procureur de la Couronne, Me Sacha Blais, réclame donc une « peine suspendue de 12 mois pour que l’accusé conserve un casier judiciaire », a expliqué La Presse.

Des lettres d'appui ont aussi été signées par ses supérieurs, des « initiatives personnelles » qui ne sont pas officiellement appuyées par le SPVM, assure-t-on. 

« Ils mentionnent qu’ils n’auraient aucun problème à réintégrer dans leur équipe M. Hébert-Ledoux, qu’il fait preuve d’assiduité dans son travail, de ponctualité et qu’il est un policier exemplaire dans le cadre de ses fonctions », a déclaré l’avocate de la défense, Me Ariane Bergeron St-Onge.

Selon elle, cela prouve qu'André Hébert-Ledoux est un policier « tout à fait exemplaire qui fait preuve de beaucoup de compétence dans son travail ». Elle demande une absolution conditionnelle et une probation d’un an pour son client. Cela pourrait permettre au policier de conserver son emploi. 

« Je pense que la société doit s’attendre à ce qu’un policier respecte la loi dans sa vie personnelle. Il a beau être le meilleur policier au monde, si dans sa vie personnelle, il ne respecte pas les lois… […] De penser qu’un policier ne respecte pas les lois, ça peut être choquant », a plaidé pour sa part Me Blais.

L'affaire reviendra en cour au mois d'août. La victime réclame 100 000 dollars en perte de revenus. 

Source: La Presse · Crédit Photo: Capture d'écran