Nouvelles générales : Une étudiante passe deux jours en prison après avoir été piégée par une application de faux textos

Une étudiante passe deux jours en prison après avoir été piégée par une application de faux textos

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Publié le par Grands Titres dans Nouvelles générales
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Un rapport de police a révélé qu'une étudiante avait dû passer deux jours en prison après qu'elle ait été la cible d'un coup monté, en raison de preuves incriminantes qui ont été produites grâce à une application de farces et attrapes du Google Play Store.

La jeune femme avait été arrêtée par la police pour extorsion contre son coiffeur, mais la Division des petites créances de la Cour du Québec (communément appelée Cour des petites créances) lui a enfin donné raison en ordonnant qu'elle reçoive un versement de 15 000 $ en dédommagement qui devra être payé conjointement par son coiffeur et le cousin de ce dernier.

Eunyoung Hwang, immigrée de Corée du Sud fraîchement diplômée en droit des affaires de l’Université de Montréal, a dû se défendre elle-même et pour ce faire, elle a dû se rendre au campus de Google, en Californie, où elle a appris l'existence et le fonctionnement de l’application Fake Text Message, qui permet de créer de faux textos en se faisant passer pour une autre personne. 

Melvin Zammit, qui est le créateur de l'application, a même collaboré avec la police afin d'aider à disculper la jeune étudiante.

Un enquêteur en informatique judiciaire du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a expliqué à La Presse: "L’application Fake Text Message fut téléchargée sur le téléphone [de M. Alu] quelques minutes avant la prétendue réception des messages textes que la suspecte [Mme Hwang] aurait envoyés. [...] Je suis également d’avis que la victime [M. Alu] a [fabriqué] les messages dans un dessein inconnu, qui ont eu pour effet de faire accuser la suspecte alors qu’elle n’a pas commis les actes qui lui sont reprochés."

Enfin, selon l'expert en sécurité informatique Éric Lessard, il est tout à fait compréhensible que la police ait cru à l'authenticité des messages frauduleux puisque l'application fournit des résultats hors de l'ordinaire: "Ce sont des applications qui sont en circulation depuis un bon moment. [...]  La seule façon pour une personne de prouver qu’une telle application a été utilisée frauduleusement contre elle est souvent de remonter jusqu’au fournisseur de téléphonie, qui lui fournit les registres d’appel. Ça nécessite d’obtenir une ordonnance de communication de la Cour, et c’est un processus onéreux, qui peut coûter dans les 10 000 $."

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Source: La Presse · Crédit Photo: Adobe Stock