Une mère accuse la police d'avoir essayé de fermer un kiosque de limonade tenu par ses enfants

Ils récoltaient des fonds pour la Société canadienne de la sclérose en plaques

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Une mère accuse des policiers du SPVM d'avoir tenté de fermer le kiosque de limonade tenue par ses enfants qui souhaitaient récolter des fonds pour la Société canadienne de la sclérose en plaques, rapporte TVA Nouvelles.

C'est Global News qui a rapporté que des policiers sont intervenus à une maison située à Roxboro, dans l’ouest de l’île de Montréal, où deux enfants, Ness (11 ans) et Ariel (8 ans) Partouche-Massa, vendaient de la limonade.

La mère des deux enfants en question, Ayana, est atteinte de sclérose en plaques et c'est pourquoi ils souhaitaient amasser des fonds pour cette cause.

Ce n'était d'ailleurs pas la première opération du genre qu'ils menaient, car jusqu'ici, ils ont récolté plus de 1500 dollars.

Les deux enfants utilisaient parfois un mégaphone dans l'espoir d'attirer des clients, mais un homme qui a été visiblement indisposé par cette méthode a commencé à les insulter pour ensuite les menacer d'appeler la police.

Selon ce qu'a indiqué Global News, des policiers sont arrivés quelques minutes après cet incident.

Ayana, la mère des deux enfants a expliqué: «Je lui ai dit : “monsieur l’agent, donnez-moi une amende. Je vais la payer’’. Il a répondu : “Non, je ne vais pas vous donner d’amende. Vous croyez que vous êtes au-dessus de la loi parce que vous êtes en fauteuil roulant’’. Il avait une main sur étui de révolver et me disait que j’étais agressive. Je lui ai demandé de quitter mon terrain, mais il a refusé.»

Le policer aurait finalement quitté les lieux après avoir interdit aux enfants d'utiliser leur mégaphone, puis il aurait même menacé d'arrêter leur mère s'il devait revenir sur place.

Le SPVM a réagi à cette affaire dans un communiqué, précise TVA Nouvelles.

« Le PDQ 3 (poste de quartier) n'a jamais eu l'intention de fermer le kiosque. Aucun des agents présents n'a menacé d'arrêter la famille, qui s’entêtait à vouloir continuer de faire usage du mégaphone, et les policiers ne souhaitaient pas non plus lui donner un constat d’infraction. Ils lui ont simplement demandé à maintes reprises de cesser d’utiliser le mégaphone, et ce, pour la quiétude et le respect du voisinage ainsi que le maintien de bonnes relations entre résidants du quartier », est-il écrit.