De nouvelles études confirment que le marché de Wuhan serait à l'origine de la COVID-19.

Le marché des animaux sauvages vivants serait à l'origine de la pandémie

Grands Titres

Le mystère entourant les origines de la COVID-19 commence de plus en plus à s'éclaircir, alors que deux nouvelles études confirment que le nouveau coronavirus a vraisemblablement fait son apparition dans le marché Huanan, à Wuhan.

C'est mardi que deux nouvelles études à ce sujet ont été publiées.

Une première étude, qui a été publiée dans Science après avoir fait l'objet d'une révision par les pairs pendant plusieurs mois, met de l'avant que l'apparition de la COVID-19 semble directement liée au marché situé à Wuhan: «Notre analyse indique que l'émergence du SRAS-CoV-2 s'est produite par le commerce d'animaux sauvages vivants en Chine, et montre que le marché Huanan était l'épicentre de la pandémie de COVID-19. »

C'est en s'intéressant aux premières données sur les cas de COVID-19 que les chercheurs ont établi que parmi les centaines de personnes qui ont été hospitalisées au début de l'épidémie, un grand nombre de celles-ci vivaient à proximité du marché.

De nombreux chercheurs soutenaient depuis le début de la pandémie que les marchés d'animaux vivants constituent des foyers de transmission idéals pour la propagation de nouvelles maladies et c'est justement ce qu'a confirmé une deuxième étude qui a été publiée mardi.

En effet, la deuxième étude a notamment exposé le fait que des milliers d'animaux susceptibles d’être infectés par des coronavirus, dont des chiens viverrins, des renards roux et des blaireaux, avaient été vendus dans la même zone d'où provenaient les premiers cas détectés en décembre.

Selon la Dre Angela Rasmussen, une des auteurs de l’étude et virologue à la Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO) à l'Université de la Saskatchewan, l'apparition de premiers cas de COVID-19 dans cette zone de Wuhan «n'est pas une coïncidence».

La Dre Rasmussen a d'ailleurs déclaré sur Twitter: «Bien que de nombreuses questions restent en suspens, ces résultats fournissent des preuves irréfutables que le SRAS-CoV-2 est apparu par le biais d'au moins deux zoonoses provenant d'animaux vendus au marché Huanan.»

Du côté du chercheur David Robertson, un virologue et professeur de l'Université de Glasgow, celui-ci a dit espérer que leur travail aiderait à «corriger le faux débat selon lequel le virus provenait d'un laboratoire».

Enfin, la Dre Rasmussen a illustré l'importance de tenter de comprendre l'origine de la COVID-19, tout en faisant remarquer que certaines questions pourraient demeurer sans la moindre réponse: «Ces questions sont essentielles pour comprendre le risque d'émergence d'un SRAS-CoV-3. [...] Par exemple, près de 50 ans plus tard, l’origine du virus Ebola n’est pas encore bien comprise.»