On sait maintenant ce que le FBI cherchait lors de sa perquisition chez Donald Trump

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Une perquisition menée par plusieurs agents du FBI a eu lieu dans la résidence de Donald Trump à Palm Beach, en Floride.

Selon ce que les médias américains ont rapporté, l'opération de perquisition qui a été menée lundi à Mar-a-Lago s'inscrivait probablement dans l'enquête ouverte le printemps dernier par le département de la Justice.

Les nombreux agents du FBI avaient pour objectif de repérer 15 boîtes de documents et objets de la Maison-Blanche qui ont été transférées à Mar-a-Lago à l’issue de la présidence de Donald Trump.

Toujours selon les médias américains, certains éléments qui seraient «classifiés» se trouvaient dans les boîtes en question et ceux-ci auraient dû être versés entièrement aux Archives nationales à la fin du mandat de Donald Trump conformément à une loi baptisée Presidential Records Act.

Le FBI a convaincu un juge fédéral qu'il détenait un motif valable de croire qu’un crime avait été commis avant de signer le mandat de perquisition.

Du côté de Donald Trump, l'ancien président des États-Unis a souhaité dénoncer cette opération en affirmant y voir «une militarisation du système judiciaire» et une «une attaque des démocrates de la gauche radicale qui ne veulent absolument pas [qu’il se] présente à la présidence en 2024».

Dans une déclaration publique, Donald Trump s'est indigné en affirmant: «Rien de tel n’est jamais arrivé à un président des États-Unis auparavant. Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, cette descente imprévue à mon domicile n’était ni nécessaire ni appropriée. [...] Ils ont même forcé mon coffre-fort ! »

Rappelons que c'est en janvier 2022 que les Archives nationales ont découvert Donald Trump avait transféré 15 boîtes de documents et d’objets à Mar-a-Lago. Les collaborateurs de l'ancien président qui ont retourné les boîtes à Washington ont d'ailleurs voulu minimiser l’importance de leur contenu en affirmant qu’on y trouvait des cadeaux et des lettres envoyés par les dirigeants d’autres pays, dont les fameuses missives du leader nord-coréen Kim Jong-un.

Les Archives nationales ont toutefois informé le Congrès en février 2022 que les boîtes recelaient des documents contenant des informations classifiées.

Signalons enfin que selon le Code pénal, une peine d’emprisonnement peut être infligée à toute personne reconnue coupable d’avoir dissimulé, enlevé, mutilé, oblitéré ou détruit volontairement et illégalement des documents gouvernementaux.