Politique : Zizanie au Bloc québécois suite au couronnement de Martine Ouellet comme chef

Zizanie au Bloc québécois suite au couronnement de Martine Ouellet comme chef

Un profond mécontentement gronde dans les coulisses du parti politique…

Publié le par Grands titres dans Politique
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À peine officiellement désignée chef du Bloc québécois, Martine Ouellet doit déjà faire face à la controverse et aux divisions au sein de sa nouvelle formation politique.

Élue chef sans opposition mardi, Martine Ouellet se trouvait aujourd’hui au théâtre Plaza dans le quartier montréalais de Villeray pour y rencontrer les militants bloquistes venus célébrer son couronnement. Mais comme le rapporte Vincent Marissal du quotidien La Presse, la fête s’est tenue sur fond de controverses multiples, une grogne qui ne semble pas vouloir se taire.

On reproche notamment à la direction du Bloc québécois l’empressement de couronner Mme Ouellet, tout comme la décision de cette dernière demeurer député indépendante de Vachon à l’Assemblée nationale jusqu’aux prochaines élections provinciales d’octobre 2018.

De nombreux militants, dont l’ex-chef Gilles Duceppe, auraient souhaité une course à la chefferie en 2018 afin d’attirer d’autres candidats de prestige. Le chroniqueur politique Marissal a recueilli sous le couvert de l’anonymat les commentaires d’un influent militant et l’irritation est plus que palpable.

« La vérité, c'est que la gang d'Option nationale, près de Mario Beaulieu [ancien chef, député de La Pointe-de-l'Île et président du Bloc], a précipité le processus pour bloquer les autres candidats et permettre à Martine Ouellet de se faufiler. Dommage, parce que nous avions des discussions avec d'autres candidats qui seraient entrés dans la course en 2018. »

« Officiellement, Mario Beaulieu devait rester neutre parce qu'il est président du parti, mais dans les faits, il militait en coulisse pour Martine. C'est cousu de fil blanc », a confié une autre source à Vincent Marissal.

D’autres personnes ont choisi de dénoncer publiquement et à visage découvert un processus qui apparaît biaisé à l’avantage de la nouvelle chef. « Le 22 avril, c'était beaucoup trop tôt, ça ne laissait pas le temps de s'organiser, explique Pierre Paquette, ancien député du Bloc dont on sollicitait la candidature pour briguer la chefferie. Il semble que Martine Ouellet contrôle le parti, notamment par Option nationale, mais aussi dans les hautes instances, puisque son ancien directeur de campagne au PQ est maintenant DG du bloc. »

Vincent Marissal écrit ce matin que d’autres personnes ont été approchées et semblaient même réfléchir sérieusement à une possible candidature. Plusieurs figures connues du Nouveau parti démocratique (NPD) se retrouvaient au cœur des souhaits de nombreux militants, notamment Alexandre Boulerice, député néo-démocrate de Rosemont et lieutenant du NPD au Québec, en plus des députés orange Roméo Saganash et Pierre Nantel. Martine Desjardins, Jean-Martin Aussant et Yves-François Blanchet ont également été sollicité sans donner suite. 

« En attendant 2018, on aurait pu avoir des gros noms et des députés qui sont déjà à Ottawa, mais au lieu de ça, on se retrouve avec une chef qui est à Québec », s’est désolé auprès de Vincent Marissal un proche de Gilles Duceppe.

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Source: La Presse · Crédit Photo: LinkedIn